LIBERATION DES FEMMES / LIBERATION - 5.85


Producteur exécutif: Donald P. Bellisario Scénario: Chris Abbott, Deborah Pratt Réalisateur: Bob Hulme

George: Max Gail Diana St Cloud: Deborah Van Valkenburgh Suzi: Megyn Price Capt. Tipton: Stephen Mills Red: Eric Bruskotter

 
                       

 

         
 

 

CITATIONS (VF)


Diana, agressive : "Vous n'avez jamais fait l'effort de développer ce muscle entre vos oreilles ?"

Al, égrillard : "C'est un de mes plus vieux fantasmes, des nanas dans une cellule. Il y a mieux, des nanas enchaînées dans une cellule."

Sam, sentencieux : "Il faut être deux pour communiquer."

Sam, schizophrène : "J'avais une chance que les autres hommes ne pouvaient avoir : j'étais une femme."

George, sarcastique : "Tu te débrouilles bien avec l'éducation de notre fille, Margaret."
Sam : "Je suis ravi(e) d'apprendre que je l'élève toute seule."

CITATIONS (VO)


Suzi: "Are you sorry that you burnt your bra' last night?"
Sam: "The last thing I ever want to wear is another bra'."

Al: "She (Tina) called me a chauvinist!!"
Sam: "You're surprised?"

George jr: "Mum? Are you ok? I mean, no offence but you seem weird!"

TRIVIAL QUANTUM


Sam :

La mère (Mum Beckett en vo/Mamie Beckett en français) de Sam avait une recette spéciale de crêpes.
Jamais son père n'a traité sa mère en faisant preuve de paternalisme.

 

 

 

LA CRITIQUE DE : Xeen

Histoire :
Le mercredi 16 octobre 1968 et le lendemain, quelque part au Connecticut. Le Dr Sam Beckett se transmute dans la peau de Margaret Sanders au moment où elle met le feu à son soutien-gorge pendant une manifestation féministe interdite.
Mais la situation n'est pas aussi drôle qu'elle pourrait le paraître. Il est là pour éviter que Diana Saint-Claude ne meure accidentellement.
Al quant à lui essaie de ménager la chèvre et le chou. En effet, en sauvant Diana, Sam risque de compromettre le mariage de Margaret et surtout de condamner Suzi.

Personnages secondaires :
-
Margaret Sanders : la mère. Diplômé de l'université, elle est femme au foyer mais proche de la cause féministe et s'investit dans un "protest group" avec sa fille.
- Susan/Suzi Sanders : la fille. Très déterminée à mener le combat, elle subit l'influence de Diana St Claude.
- George Sanders Jr : le fils. Le plus jeune de la famille. Ballotté entre les trois autres membres de la famille.
- George Sanders : le mari. Il dirige un cabinet d'assurance. Dépassé par les événements, il ignore comment réagir et s'appuie sur des stéréotypes. Son seul argument est le chantage.
- Diana St. Cloud / Saint-Claude (en français) : l'égérie du groupe. Traumatisée dans son enfance par un père abusif, cette intellectuelle diabolise les hommes. Elle est prête à user de violence si nécessaire pour obtenir gain de cause. Avant de devenir une des activistes demandant le changement de la Constitution, elle fera 5 ans de prison.
- Le capitaine de police Donald "Donnie" Tipton  : ami de longue date de George, c'est aussi un homme de la vieille école. Il surveille la permanence pour le compte du FBI.
- Peter Tipton : son fils. Un arriviste de la pire espèce, sexiste et imbu de lui-même sans réelle vue d'ensemble sur la société civile en marche.
- Dora Tipton : la femme du précédent. Enceinte jusqu'aux yeux, elle accepte les pires camouflets de son mari qui la fait passer pour une simple d'esprit sans même se rebiffer.
- Evy Brownfield : l'employé modèle qui a appris à se taire. Mariée, bien que désignée pour la promotion du fait de son antériorité et de ses compétences, elle risque de faire les frais d'une société sexiste.
- Flanners : responsable du Addison Club, a divorcé trois fois.

Critique :
Libération des femmes ou comment faire d'une bonne idée un mauvais épisode.
Il semblerait que les scénaristes aient remplacé le stylo par la masse tant le descriptif est lourd et maladroit. Si Sam est fidèle à lui-même, les autres personnages sont caricaturaux et manichéens, les décors à pleurer, et les costumes, privés du génie de Jean-Pierre Dorléac, d'une rare tristesse et totalement anachroniques.
La série ne nous a pas habitués à une telle débauche de clichés. Au milieu de ce désastre, Scott Bakula et Dean Stockwell font ce qu'ils peuvent pour sauver le bateau du naufrage. Des prestations syndiquées des autres comédiens desservis par un texte peu inspiré.
Dommage.

Références historiques :
- Le ' Women's Lib' (mouvement de libération des femmes) dont on aperçoit quelques slogans sur les pancartes pendant la manifestation et à la permanence.
- Le Mahatmah Gandhi et son mouvement de protestation pacifiste qui inspira les sit-in des années 60 et 70.
- Le pasteur Martin Luther King.

Anachronisme littéraire :
"The Female Eunuch"
(La femme eunuque en français) qui est sur la table basse ne sortira malheureusement qu'en 1970, apportant la célébrité à son auteur, l'australienne Germaine Greer.

Références littéraires :
- "Howl"
de Allan Ginsberg (1956), vu dans l'épisode Rebel Without A Clue.
('Hold back the edges of your gowns, Ladies, we are going through hell' Introduction de William Carlos Williams à 'Howl and Other Poems').
- "Black Power" de Stokely Carmichael et Charles V. Hamilyton (1968)
- Suzi cite le dramaturge irlandais Sam Beckett.

Références historiques :
- En 1968, les femmes aux USA représentent 1% des ingénieurs, 3% des avocats, 7,5% des médecins.

Références culturelles :
- Faye Dunaway en couverture d'un magazine de mode.

Acteurs à remarquer :
- Max Gail (George) a tourné dans Un tandem de choc, Chicago Hope, Le Drew Carey Show, Dr Quinn.
- Deborah Van Valkenburgh (Diana) : vue dans Star Trek DS9, MacGyver, Chicago Hope ou Seconde Chance.
- Bill Calvert (Tipton fils) a été vu dans le film Spiderman, Urgences, Chips ou La petite maison dans la prairie.
- Jordan Baker fut le procureur Fusco de La loi de Los Angeles avant d'apparaître dans Fraiser, Seconde Chance, A la Maison Blanche, Ally McBeal.

Détails, pinaillages, etc... :
- Bob Hulme a aussi réalisé "Chasse à l'homme" et "Le Bien et le Mal".
- C'est Jacqueline Saint Anne qui a fait les costumes.
- On voit la leapee en photo avant de la voir dans le miroir du vestibule.
- Le 16 octobre est un mercredi. Or le lendemain matin, George parle des omelettes du vendredi.
- Sam est enfin dans la peau d'une femme qui brûle les soutiens-gorges ;o) C'est aussi la dernière fois qu'il est une femme à nouveau dans un épisode écrit par Deborah Pratt.
- Si Margaret ne peut pas sortir sans son sac à main, en revanche, elle n'a pas de maquillage, ce qui est totalement impossible pour une femme de sa condition en 1968.
- Les femmes qui manifestent sont arrêtées pour désordre sur la voie publique mais pas les jeunes qui sont en bande à côté d'elles et les harcèlent.
- La photo de Margaret et Suzi paraît en première page du Connecticut Tribune.
- Sam porte la même robe deux jours de suite. Elle est assortie aux rideaux, aux meubles, aux papiers peints, à la tenue de Suzi : ils ont dû avoir un lot ! En outre, ses chaussures, devant le club de George sont nettement 50 et pas 60.
- Sam sait faire des crêpes. Il utilise la recette de sa mère.
- Il est un modèle de modération et de compréhension mais même dans la peau d'une femme, il se bat :o(
- Le gamin qui n'y est pour rien, au lieu d'avoir droit lui aussi à des explications (après tout, c'est lui l'homme du futur !) se fait jeter à longueur d'épisode.
- La permanence s'appelle The Connecticut Women's Collective.
- Le policier fait pression sur George pour que son fils ait sa promotion en échange de son silence quant à la participation de Margaret aux manifestations.
- George s'estime ridiculisé et souffre que sa femme, sa petite poulette (little sweetie pie ?!!!!), s'affiche avec des "folles hystériques".
- Margaret rejette son paternalisme et Suzi estime qu'il "envahit son espace vital" quand il veut l'embrasser.
- Diana conduit un mini van VW, emblématique des années 60.
- Al considère que les revendications féministes sont utopiques mais il ne comprend pas pourquoi il se fait jeter par Tina qui le traite de "vieux macho" !
- Pour obtenir une carte du Addison Club, on doit faire appel au Comité. Jamais une femme n'en a fait partie. Quand les féministes envahissent l'endroit, aucune femme n'y avait mis les pieds en 200 ans.


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