LES TUNIQUES BLEUES / THE LEAP BETWEEN THE STATES - 5.91


Producteur exécutif: Donald P. Bellisario Scénario: Richard C.Okie Réalisateur: David Hemmings

Olivia Barret Covington: Kate McNeil Lt Richard Montgomery: Geoffrey Lower Isaac: Michael D.Roberts Capt.John Beckett (Leapee): Rob Hyland

 
                       

 

       
        (ph. tournage)              
 

 

CITATIONS (VF)


- Olivia : "Ca ne va pas se désinfecter tout seul !
- Sam : Je sais. N'empêche qu'on peut désinfecter une plaie sans arracher la peau."

Sam : "Qu'est-ce que c'est que ça ?
Olivia : Vous n'avez jamais vu de cataplasme à la moutarde ?
Sam : Waouuuh ! Oubliez ce que j'ai dit. Je préfère encore la gangrène !"

CITATIONS (VO)


Sam:
"Look at me! Look at this uniform!
Al: Uh, you look good in dark blue, Sam."

Al: "That's a helluva woman.
Sam: Well hell is one word I would use."

Sam to Al: "You're enjoying this a little too much!"

Olivia: "Not only do I have to nursemaid a Yankee, I get one who's crazy to boot."

Al: "Go get her, Rhett."

Soldat confédéré : "To victory!
Al: Up your nose with a rubber hose."

Al: "An officer, but DEFINITELY not a gentleman."

TRIVIAL QUANTUM

 

Sam :
- Son arrière grand-père, John Beckett, était Capitaine dans l'armée des Nordistes pendant la guerre de Secession.
- Son arrière grand-mère, Miss Olivia Barett de Covington (dite Miss Livy) vivait en Virginie. Son premier mari, Daniel Covington a été tué en combatant les Tuniques Bleues (les Nordistes). Mariée à 22 ans, elle fut donc veuve à 24 ans.
- Ses arrières grand parents se sont rencontrés le 20 septembre 1862. John a alors 25 ans. Livy va le soigner alors qu'il vient d'être blessé au combat. Livy était une femme de caractère qui aida les esclaves à fuir vers le nord. Quittant ses terres, elle suivit John et lui donna la descendance que l'on sait... symbole de l'alliance nordiste et sudiste !
- Sam n'aime pas les piments.

Le projet quantum :
- Sam ayant un ADN très proche de celui de son grand-père, il a pu faire ce "bond génétique" dans le temps hors de sa propre ligne de vie.

 

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Patronyme des esclaves :
En Afrique, les noirs captifs montaient sur les négriers anonymement, sans aucun nom. Le lieutenant tenait seulement un livre de traite où il indiquait à chaque embarquement leur nombre par catégories : négrites (petites filles), négrillons, mâles, femelles.
Arrivés aux Etats-Unis, légalement, l'esclave est un «bien meuble». Le pouvoir du maître est quasi absolu. Le droit ne lui assure que la nourriture et le logement, sans davantage de précision. Ce «bien meuble» prendra donc le patronyme du maître.
George Fitzhugh, avocat de Virginie résume assez bien l'état d'esprit de l'esclavagiste :
«Le Noir n'est qu'un grand enfant et doit être gouverné comme tel, non comme un fou ou un criminel. Le maître occupe à son égard la place d'un tuteur ou d'un parent.»

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Guerre de sécession :
Abraham Lincoln, abolitionniste convaincu, est élu aux élections présidentielles de 1860. Pour les états esclavagistes c'est le drame. En décembre 1860, la Caroline du Sud fait sécession. Dix autres États vont suivre avant juin 1861. Ils vont former les États confédérés d'Amérique : même constitution que les États-Unis, esclavage en plus, et postulat confédéral en plus...
Il faudra attendre le 1er janvier 1863 pour la Proclamation d'émancipation, perçue encore par Lincoln comme un acte de guerre : il songera, comme l'Angleterre, comme la France, à verser des indemnités aux propriétaires privés de leurs biens (les esclaves), qu'il considère pourtant comme des rebelles ! Du reste, en 1863, l'émancipation ne concerne que les esclaves des États sécessionnistes : c'est donc dire qu'elle est inapplicable.
C'est la victoire qui la traduira en droit, par les 13è [1865], 14è [1866] et 15è [1870] amendements à la Constitution des États-Unis : l'abolition de l'esclavage, le libre exercice des droits fondamentaux pour tous les citoyens, la garantie pour tous au droit de vote. Et tandis que l'occupation militaire, et un Congrès radical, permettent une temporaire percée des Noirs dans les charges publiques d'État et fédérales, en 1866 naît à Pulaski, Tennessee, un certain Ku Klux Klan (voir Justice/ L'ombre du passé ).

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George Brinton McClellan :
Général et homme politique américain (Philadelphie, 1826 - Orange, New Jersey, 1885).
Commandant de l'armée du Potomac au début de la guerre de Sécession, puis commandant en chef des troupes nordistes (1861-1862), il remporta quelques succès, notamment la bataille d'Antietam Creek (1862). Cependant, ayant négligé de poursuivre Lee après cette victoire, il fut relevé de son commandement par Lincoln. Il se présenta contre celui-ci à l'élection présidentielle de 1864, subit une lourde défaite et fut ensuite gouverneur du New Jersey.

LIENS
¬ Bande annonce (VO)

 

 

LA CRITIQUE DE : Samalia

 

Histoire :
20 septembre 1862, quelque part en Virginie. Le Dr Sam Beckett se transmute dans la peau de John Beckett, son arrière-grand-père, Capitaine de l'armée nordiste durant la guerre civile américaine. Sa mission : aider une famille noire à passer au Nord tout en conquérant le coeur de son arrière-grand-mère Olivia Barrett Covington, le moindre changement à la destinée de ses grands-parents pouvant lui être fatal.
Mais Sam doit faire face aux réticences et au caractère bien affirmé de la jeune femme ainsi qu'à l'armée sudiste qui le recherche.
Al quant à lui, trouve la situation très amusante !

Personnages secondaires :
- Olivia Barrett Covington :
mariée à 22 ans, veuve à 24. Son mari est mort sous le feu des nordistes. Elle a un tempérament très affirmé et mène tout son petit monde d'une main de fer. Sudiste, elle n'en est pas moins tolérante au point de recueillir chez elle un capitaine nordiste blessé et d'aider à la fuite d'esclaves.
- Lt. Montgomery : borné, raciste, la caricature du Sudiste tel qu'on l'imagine. Il a le béguin pour la belle Olivia.
- Isaac : seul esclave resté auprès d'Olivia, il aide les esclaves en fuite à passer au Nord.

Critique :
Un épisode très frais, cocasse mais qui, l'air de rien, nous fait découvrir au travers du passé de Sam et de sa famille un douloureux passage de l'Histoire du peuple américain (même si depuis le temps a fait son oeuvre, la guerre de Sécession est un traumatisme, comme la guerre du Vietnam).
Bien que l'épisode transgresse une des règles fondamentales de la série (Sam ne peut voyager que sur sa ligne de vie), les scénaristes ont trouvé un moyen très habile et logique de faire passer le fameux épisode sur la guerre de sécession que toute bonne série américaine se doit d'avoir. Et Sam essayant de séduire sa propre arrière-grand-mère est assez délicieusement immoral ;-)

Références culturelles :
- Autant en emporte le vent/Gone with the Wind
, de Margaret Mitchell. Deux références : Al surnomme Olivia "Scarlett" puis Sam "Rhett". Plus tard il souligne que le Lieutenant Montgomery n'est pas un gentleman, allusion à la fameuse réplique de Scarlett "Vous n'êtes pas un gentleman !" Ce à quoi Rhett Butler répond "Et vous pas une lady !".

Références historiques :
- La guerre civile américaine, 1961-1965, autrement nommée "guerre de sécession" qui a opposé les Etats esclavagistes du Sud (autrement nommés : sudistes, confédérés) aux Etats abolitionnistes du Nord (nordistes, fédéraux, tuniques bleues, yankees, ce dernier étant souvent accompagné de l'adjectif "sales" : "sales yankees !").
- Martin Luther King : Isaac se renomme du nom de King (voir encadré) et son petit-fils portera le nom de Martin Luther.
- Libération des femmes : port du pantalon, droit de vote, droit de fumer (pfff !).

Acteurs à remarquer :
- Geoffrey Lower 
(Lt Montgomery) : Révérend Timothy Johnson dans "Dr Quinn femme médecin".
- Michael D. Roberts (Isaac) : déjà vu dans "Miss Melny et son chauffeur/The Color of Truth" (rôle de "Willis Trafford") et dans les rôles suivants : Rooster dans Baretta, Tyrone C. Earl dans Manimal.

Détails, pinaillages, etc :
- Sam est un peu ballot parfois : je veux bien qu'il soit surpris de se retrouver sur un champ de bataille avec l'uniforme nordiste mais crier "Aaaaaaaaaal !" alors que ça "mitraille" alentours c'est vraiment ballot.
- Le capitaine John Beckett est dans la célèbre armée du Potomac, commandée alors par le Général Mc Clellan (voir encadré).
- Pour confirmer que John est bien son arrière-grand-père, Sam demande tous les tests imaginables : analyse de sang, recherche moléculaire, ADN : Sam ne fait pas dans la demie mesure.
- Encore une fois Sam est torse nu, et il le vaut bien. Qu'est-ce qu'il porte bien l'uniforme yankee quand même !
- Sam se fait passer pour le cousin d'Olivia, le cousin Obray ? Ca ne lui suffit pas de prendre la peau de quelqu'un d'autre, faut encore qu'il en rajoute ;-)
- La plantation d'Olivia est une étape dans le réseau clandestin qui aide les esclaves à passer au Nord pour devenir libres.
- Sam, comme souvent au cours de cette saison adore jouer au prédicateur : "alors voilà ce qui va arriver dans le futur". Là, ça lui sert à aider les esclaves à éviter les troupes sudistes ou tout autre désagrément (météo). Avant c'était plus dans le genre "Ne me demandez pas comment je le sais mais faites-moi confiance".
- Sam à aucun moment n'embrasse sa grand-mère. Faut pas pousser quand même ;-) D'ailleurs il nous refait le coup de "Charles Mc Enzie aime Machiko" dans la scène de fin où Olivia l'interroge sur leur compatibilité à vivre ensemble.

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